Vin cacher



Le vin cacher doit suivre un processus de fabrication puis de vieillissement scrupuleusement surveillé par les « Shomrim » (délégués rabbiniques). En quoi le vin cacher est-il différent d'un autre vin, et comment le reconnaît-on ?


Vin cacher: pour les juifs pratiquants

  • Au goût, le vin cacher est identique à un vin non-cacher (donc « taref »). Aujourd'hui, la plupart des grands vins existent dans les deux versions. La seule différence entre vin cacher et vin taref, c'est que l'un est produit sous la surveillance constante des Shomrim, qui se chargent parfois eux-mêmes de certaines étapes, tandis que l'autre ne fait l'objet d'aucune vérification.

 

  • Grâce à ce dispositif, le consommateur a la garantie que le vin cacher respecte l'intégralité des enseignements et préceptes liés à sa religion. Les Shomrim sont présents dès la fin des vendanges, chez le producteur, et jusqu'à la mise en bouteilles. Ils participent parfois eux-même au processus de fabrication du vin, et veillent à la cachérisation du matériel en pratiquant des nettoyages répétés pour les tuyaux et les pompes, et des bains rituels pour les cuves. Le vin cacher est marqué du début de sa fabrication à la fin, afin qu'aucune opération n'ait lieu en l'absence des Shomrim ou pendant des périodes non autorisées comme le Shabbat.

 

  • Un vin cacher se reconnaît à quatre signes. Il est estampillé d'un logo « Beth Din » et de la mention « Cacher le Pessah » ou « KBDP » sur le bouchon, sur l'étiquette, sur la capsule et sur la collerette de la bouteille. Parfois, le vin cacher peut être « mevushal » : cela signifie qu'il restera cacher même s'il est servi par des non-pratiquants.